Monokuro Circus
You Tube
Last Fm
facebook
twitter

visual kei & shock japanese music

MFVF12 : Concert de Magistina Saga

magistina-header1

Le 19 octobre dernier, le groupe d’Osaka Magistina Saga s’est produit sur la scène du Metal Female Voices Festival.
Je suis allé à Wieze en Belgique, accompagné de mon frère, juste pour ce groupe que j’apprécie énormément.

Ce n’est pas le premier groupe japonais du festival, puisque HEAD PHONES PRESIDENT étaient présents la veille, mais le tout premier groupe visual kei à y participer.

Le Metal Female Voices Festival est comme son nom l’indique un festival avec une programmation bien spécifique : des groupes de metal, avec des filles au chant. Avec sa musique visual kei rock/metal teintée d’electro, est-ce que la présence de Magistina Saga était justifiée ?
Pour couper court au suspense, très largement oui ! D’une part leur univers féerique ne dénote pas par rapport aux autres artistes du festival (pas mal de chanteuses habillées gothique, même si là c’est tous les membres qui sont lookés tape-à-l’oeil), d’autre part le metal fait partie des influences et des sonorités de Magistina Saga, et plus particulièrement sur l’album Creaith Anthem sorti l’été dernier.

Dès le début, le ton est donné. Le groupe réalise une petite mise en scène sur fond de Creaith, l’intro du dernier album du groupe : Urugi le guitariste et Kyo le bassiste, dos tournés, brandissent et croisent leur drapeau (Takurou est quand à lui déjà installé derrière la batterie), que franchit la chanteuse Iori avant de faire face au public.
Dommage que le drapeau de Kyo ait décidé de faire des siennes (ce qui ne l’a visiblement pas décontenancé mais plutôt amusé). Pas bien grave, l’univers du groupe est déjà posée sur la scène du Oktoberhalle.

Sitôt l’intro fini que démarre Double Face. La voix de Iori est impeccable dès les premières notes, et le groupe arrive à occuper la très large scène.

Si Iori reste la plupart du temps assez statique et concentrée, le show typiquement visual kei est assuré par Urugi, haranguant la foule, prenant la pose, lançant des sourires et des regards, et venant au devant de la scène lors de ses soli de guitare comme à l’habitude des musiciens vk.
Kyo, plus discret, sait se montrer et échanger sa place quand il faut.
Quant à Takurou, d’une grande précision, cogne fort et use de la double pédale, plus marquée que sur album, ce qui fait indubitablement le lien avec la programmation metal du festival. Bien que seulement de session (depuis les débuts du groupe), il reste remarquable et en parfait osmose avec le reste du groupe.
On voit le groupe très heureux d’être là, et cela se ressent dans le public.

Iori reste quand même l’élément central du groupe, rayonnant sur la scène de par sa grâce et son élégance, avec une voix puissante tout en pudeur et en émotion.

Après avoir enchainé deux des chansons les plus connus et les plus efficaces du répertoires du groupe (Double Face et ideal≠reality, respectivement des mini-albums Two-facedness of a tale et The tone of temptation) et le public déjà conquis, la prestation du groupe s’oriente uniquement vers Creaith Anthem, avec d’abord Persona, parfaitement taillée pour live, faisant crier et lever les poings des spectateurs.

Vint ensuite un cours MC, durant lequel Urugi s’adresse à nous en anglais afin de présenter un peu le groupe, et introduisant la chanson suivante comme étant particulièrement importante pour eux : Deep affection. Sans doute le moment fort du concert, de part l’ambiance plus calme et posée de la chanson mais surtout plus poignante, laissant Iori s’exprimer pleinement. Mais ne mettons pas de côté la basse omniprésente de Kyo, et surtout le magnifique solo de guitare d’Urugi sur cette chanson.

L’accalmie est de courte durée, puisque le groupe enchaine avec la musclée Darkside of the Moon, et son rythme entêtant et martial. Le public continue de crier avec Urugi, qui s’en donne à cœur joie.

Le groupe termine sa prestation avec Fate Gear, une de mes chansons préférées du dernier album, synthétisant à la perfection la musique du groupe, avec sa batterie rapide, ses riffs de guitare acérés, et ses montées dans les aiguës de Iori. Une conclusion parfaite pour un live sans fausse note.

Après des salutations et remerciements, le groupe prend une photo devant le public, puis quitte la scène, toujours aussi heureux.

Le temps de la prestation (45 minutes) a probablement convenu au groupe, habitué aux events au Japon, où les prestations courtes des groupes s’enchainent au court de la même soirée. J’ai eu peur de rester sur ma faim, mais avec un si bon choix de chansons, j’ai été pleinement satisfait.

Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de spectateurs. Est-ce l’horaire, ou le fait que ce soit dimanche ? En tout cas le public, de plus en plus nombreux au cours du concert, a su faire savoir son enthousiasme en le montrant bien, répondant aux mouvements et cris du groupe. Et quelle fut ma surprise de voir autant de monde au stand merchandising après le concert !

Avec une prestation courte mais parfaitement maitrisée, Magistina Saga a su dignement représenter le visual kei au sein de la programmation du MFVF12, et convaincre les sceptiques et les curieux, pas forcément habitué au genre.
En espérant les revoir très rapidement pour une tournée européenne !

David Pleszak14  David Pleszak4
David Pleszak15  David Pleszak9

Setlist :

-Intro- (Creaith)
1. Double Face
2. ideal≠reality
3. Persona
-MC-
4. Deep affection
5. Darkside of the Moon
6. Fate Gear

Merci à Magistina Saga, Gloria et toute son équipe de Too Wild, et à toute l’équipe du MFVF12 !
Crédits photos : David Pleszak

10417545_640025156116651_2384331855169232895_n

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *